» Le Mont Sûr « 

Posté par marydu14 le 29 mars 2009

Du haut d’un rocher des Pyrénées ariègeoises, au sein d’une nature admirable dont le spectacle boulverse toujours le voyageur, un homme a défié, quarante ans durant, les deux plus grandes puissances de son temps, l’Eglise et le Roi.Cette geste pathétique et folle s’acheva un matin de mars 1244, dans les larmes et les cendres d’un immense bûcher collectif.

La tragique destinée du château de Raymond de Péreille et la magie du site où il l’édifia, tout concourt à faire de Montségur un symbole. Car qui songerait aujourd’hui à évoquer le languedoc, son histoire, sa culture, ses hommes, son paysage même, sans avoir présente à l’esprit et au coeur cette page à la fois dramatique et sublime que fut l’aventure cathare ? Aventure, parcequ’un siècle et demi de catharisme, dans le parcours deux fois millénaire d’un pays et d’un peuple, ce n’est à tout prendre qu’un épisode parmi d’autres, une péripétie vouée à l’oubli, digne, au mieux, de quelques lignes émues dans ces grands registres de la Mémoire Officielle que sont les livres d’histoire. D’autant que la religion cathare n’a laissé d’autres traces visibles que quelques murs de châteaux ruinés, éparpillés dans la montagne d’ Ariège ou des Corbières, sur lesquels ont passé, avec la tramontane et le vent d’autan, des siècles d’indifférence.

Pourtant, plus de sept siècles après le drame, Montségur parle encore à l’âme et hante toujours notre imaginaire. C’est que le tissu de la légende est venu peu à peu recouvrir les certitudes historiques: suffisamment de souffrance et d’héroïsme en ont fairt la chaîne et la trame, pour que l’évènement se magnifie malgrè lui, malgrè nous; dix mois de siège – dont tout un hiver – et à cette altitude ! Il faut vivre à Montségur pour se représenter, non sans quelque épouvante, ce que cela dur être pour ces hommes et ces femmes, ces vieillards, ces enfants, pris, tout là haut, dans l’inéxorable piège de la haine et de l’intolérance. Sans autre eau que la neige fondue. Sans autre bois que celui qu’ils avaient pu ramasser au cours du dernier automne de leur liberté. Sans autre espoir, pour les ministres de la religion interdite, que d’avoir gagné peut être leur salut par toute une vie d’ascèse et de charité;pour les simples fidèles, la hantise de mourir sans avoir reçu le sacrement salvateur – tout en sachant que le recevoir les vouerait au bûcher.

La mort a plané dix mois sur Montségur. Elle a tourné comme un épervier au-dessus du roc, des murs et des palissades. Elle a frappé…..

Vous avez défendu bec et ongles à la fois l’indépendance d’un terroir, le droit de croire à la religion de votre choix et, tout simplement, votre peau. Mais dans des circonstances telles et dans un tel décor que, sept siècles et demi après, ceux-là mêmes qui ne sont pas de ce pays-ci s’enchantent douloureusement – sans pour autant partager nécessairement votre foi – au récit de la Chanson de geste que sans le savoir vous avez écrite de votre sang. Avant même, d’ailleurs, que le Mercredi 16 mars 1244 ne voie partir en cendres, sous les yeux d’une blanche armée rangée comme à la parade, ces deux centaines d’hommes et de femmes vêtus de noir qui vivaient à l’ exemple des apôtres, bénissaient le pauvre pain que vous mangiez et vous disait la Parole qu’ils avaient reçue del’ Esprit-Saint. Car avant d’être un bûcher, Montségur fut un combat.

Montségur ! Voici que le souvenir collectif s’accroche à ces pierres meurtries, comme si, des ces pauvres vestiges, on attendait toujours que monte la Parole. Le message des « parfaits » du XIII ème siècle serait-il  donc d’un quelconque secours à l’homme d’aujourd’ui ? Là fut arrachée du corps de la chrétienneté médiévale une mystérieuse fléche que l’Eglise disait empoisonnée. Là, plus de 200 hommes et femmes périrent volontairement sur le bûcher, pour une foi qui les avait engagés corps et âmes – mais qui était interdite. Avec eux, toute une métaphysique s’est dissipée en fumée; elle n’est plus jamais revenue hanter les prières des saints ni – jusqu’à une date récente – les rêveries des philosophes. Mais qui visite Montségur sait bien qu’il entre dans le lieu d’une éternelle interrogation…

Sur ce rocher dont le nom signifie  » le Mont sûr  », le bien commun d’un peuple et d’une culture avait cru trouver un refuge inexpugnable. Les armes en ont décidé autrement. Mais sept siècles après, Montségur se dresse toujours comme un symbole au sommet de son piton d’ Ariège; moins peut être comme celui d’une indépendance perdue, que comme celui, plus actuel, du droit de penser, de croire et de vivre.

Un droit pour lequel, le 16 mars 1244, deux cent vingt hommes et femmes, nobles et paysans, servantes et châtelaines, chavaliers, marchands ou bergers, ont choisi de mourir…

Michel  ROQUEBERT    » Mourir à Montségur « 

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Montségur….Cançon de Claude Marti

Posté par marydu14 le 3 février 2009

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Daissatz-me contar l’istòria

D’un sang begut per ma tèrra

Daissatz-me contar l’istòria

D’una volontat de fèrre

D’una joventut passada

D’una libertat volguda

Del vielh sòmi despertat

D’una libertat perduda

 

Cinc cents èretz a Montsegur

Sabent çò que viure vòl dire

Cinc cents èretz a Montsegur

Segur i sètz darrièr l’azur

 

Vaqui l’ora de los corbasses

Per los camins de Montferrier

Vaqui l’ora de los corbasses

Grand flume, negre poiridièr

Del Papa la grand armada

Del Rei de França bandolièrs

De Dominica los porcasses

Amèn, amèn, Dies Irae !

 

Vaqui l’ora de la desfacha

L’idea brutla sul lentièr

Aqui l’alba de la victòria

Menam vostra lucha avuèi

Minoritats contra l’ Empèri

Indians de totas las colors

Descolonizarem la terrà :

Montsegur, te dreiças pertot !

 

 

 

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Las nòstras retrobalhas… ( nos retrouvailles )

Posté par marydu14 le 29 janvier 2009

Au bout de quinze années

En route pour la cité

J’ai entendu vos voix

Où l’Amour et la Foi

Sont restés à jamais

Au Pog de Montségur

Vous ô nobles Parfaits

Aux coeurs encore si purs

Nous y voilà enfin

Un retour attendu

Au pied de ce chemin

De ta Montagne sûre

Je sentais mon coeur battre

Comme si tu m’attendais

Où vous braves cathares

Vous vous êtes embrasés

Citadelle du vertige

Ô combien mystérieuse

Tu attires en ce lieu

Touristes et curieux

Où tu m’as fait connaître

Le temps d’une rencontre

Un amour éphémère

Filant à l’horizon

Il reste comme une empreinte

Où mon coeur s’est brisé

Un sentiment de crainte

Le temps s’est arrêté

Mais cette passion étrange

N‘a jamais disparue

Elle est restée intacte

Malgré ma déchirure

Je le croyais à tort

Ne plus jamais t’aimer

Mais la flamme brûle encore

Ne s’éteindra jamais

Où mon coeur et mon âme

Eternellement enfouis

En cette terre d’ Oc

Nommée Occitanie

 

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La nòstra rescontre … ( notre rencontre )

Posté par marydu14 le 29 janvier 2009

montsegur0781.jpg

Comment vous remercier

Vous chers parents

De m’avoir promener

Dans ma petite enfance

A travers ces sentiers

Qui ont trouvé un sens

Et de ma maisonnée

Raisonnent comme une absence

 En ce mois de juillet

De mon adolescence

J’ai fait ta connaissance

Arrivée au sommet

J’ai appris ton histoire

Dans ton enceinte murée

Gravée dans ma mémoire

Divinement contée

Moi je suis repartie

Mais mon âme est restée

Et là j’ai su très vite

Que je te reverrais

Toi ô mystique Terre d’ Oc

Tu m’as ensorcelée

Tes châteaux et ton Pog

Symboles d’ Eternité

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